La suite, la suite!
Par Media, jeudi 1 mars 2007 à 00:54 :: Politique :: #28 :: rss
Ça y est, ça commence à bouger. D'un côté c'est son patrimoine qui lui revient dans la figure, comme prévu, de l'autre, ses amitiés. Nicolas Sarkozy commence à prendre plein la figure.
Concernant les conditions d'achat et de rénovation de son appartement, il est dommage que ces conditions soient "révélées" aussi tardivement, à un moment un peu trop proche du premier tour. Mais le tempo a été imposé par les personnes de l'UMP qui ont voulu "piéger" Ségolène en janvier, en l'obligeant à dévoiler son patrimoine, entraînant tous les autres candidats à en faire autant. Sauf Sarkozy qui a résisté.
Du coup, le temps d'effectuer une enquête une peu poussée, l'affaire ne sort qu'aujourd'hui, pour des faits s'étant déroulés il y a dix ans. Mais sur les cinq dernières années des dix ans écoulés, le Canard était assez occupé, par Sarkozy entre autres.
Ce tempo est d'autant plus regrettable que ces révélations pourraient victimiser le personnage de Nicolas Sarkozy, et lui être en fin de compte bénéfiques. Un peu comme Chirac en 1995, à une époque où toutes les attaques étaient téléguidées par Nicolas Sarkozy.
À ce propos, son sens de la justice a souvent été entièrement au service de ses intérêts propres. En janvier 2005 il menace sa suppléante à l'Assemblée Nationale, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui ne veut pas démissionner: «Je ne peux imaginer que Joëlle ne démissionne pas. Sinon, le ciel va lui tomber sur la tête, et le ciel, c'est la justice.». Joëlle Ceccaldi-Raynaud démissionnera et obtiendra une nomination au Conseil économique et sociale (source Le destin de Brutus). En 1993, alors qu'il est ministre du budget, pas de menace: dès qu'un entrepreneur, Francis Poulain, vient le contacter pour évoquer "les dangers politiques d'une procédure fiscale à son encontre", il saisit aussitôt le parquet de Créteil d'une dénonciation fiscale. L'enjeu d'alors: nuire à Jacques Chirac.
Ce sens de la justice "élastique" («je dénonce si cela sert mes intérêts, je menace quand j'en ai besoin, je laisse faire pour mes amis et quand ça me sert») a sans doute été bien pratique à Nicolas Sarkozy pour hériter de l'oeuvre de Charles Pasqua dans le département des Hauts de Seine et pour conserver ses amitiés. Aujourd'hui donc on parle de Patrick Balkany. Ensuite il faudra évoquer Charles Pasqua, Didier Schuller, Coopération 92 (une structure dépendant du conseil générale du 92, dont l'audit aurait pu -dû?- déboucher sur une instruction de justice), l'affaire des HLM des Hauts de Seine (où le nom de Nicolas Sarkozy a été cité), Christian Estrosi (proche de Nicolas Sarkozy, ancien Medecin boy), Thierry Gaubert (ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui sous le feu de la justice, et qui a effectué de nombreuses opérations immobilières à Neuilly), les emplois fictifs du RPR (une employée salariée à la mairie de Neuilly travaillait pour le RPR), etc.
Attendons la suite, ou provoquons la.
Commentaires
1. Le vendredi 13 avril 2007 à 10:33, par CHRISTINE
2. Le lundi 16 avril 2007 à 01:56, par Media
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